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Académie de Toulouse

Témoignage de Carlos VACA-GARCIA

J'ai effectué mon stage post-doctoral à la Graduate School of Agriculture de la Kyoto University (1998-1999). Une expérience à deux faces ! Côté pile, pas de chance car mon Professeur (déjà à la retraite) avait des problèmes psychologiques et l'ambiance au laboratoire était trop pesante. Je m'en suis aperçu au bout d'un mois de la gravité de la situation. La conséquence la plus grave est qu'il m'a empêché de publier et il a déposé un brevet à son nom avec mes travaux.... Cas isolé dans cette merveilleuse université.
Avec le temps j'ai relativisé car même dans les pires expériences on retire toujours un bénéfice. Voire plusieurs ! Ca a été mon côté face. Je suis devenu un amoureux de ce pays, de sa culture, de ses gens. Afficher sur mon CV une telle expérience m'a beaucoup aidé dans ma vie professionnelle. Et pour tout vous avouer, si un jour je gagne au Loto, je partirai vivre au Japon.

Pr. Carlos VACA-GARCIA
Laboratoire de Chimie Agro-Industrielle (UMR INRA 1010)
INP-ENSIACET
B.P. 44362
4 allée Emile Monso
31030 TOULOUSE Cedex 4

 

Témoignage de Gaël Kergoat (INRA)

J’ai effectué un post-doc (bourse JSPS) d’un an au Japon à Fukuoka (Kyushu Daigaku, Institute of Biological Control) entre 2005 et 2006.

L’accueil que j’ai reçu a été exemplaire, dans le sens où mon superviseur (Dr. Midori Tuda) a tout mis en œuvre pour que je puisse m’installer au Japon sans encombre. Elle avait fait toute les démarches pour avoir accès à un appartement dès mon arrivée, et par la suite elle a pris beaucoup de son temps pour faciliter toutes les démarches administratives (par exemple elle s’est portée garant auprès de sa banque pour que j’y ouvre un compte). Au sein du laboratoire j’ai aussi vraiment apprécié le sentiment d’être intégré au sein d’un collectif (avec de nombreux évènements tout au long de l’année de type soirées karaoké, matchs de softball, sorties dans des restaurants, bowling etc.).

 Au jour le jour, la vie de laboratoire a ses avantages et ses inconvénients. Le niveau en anglais des étudiants et des membres du laboratoire était très moyen, ce qui a constitué un frein certain. Avec le recul, je regrette donc de ne pas avoir suivi une formation accélérée en japonais. Le système est aussi très (trop ?) hiérarchisé dans le sens où en l’absence du directeur de l’institut il était difficile d’initier des collaborations ou d’engager des dépenses non prévues à l’avance. Mais bon au final, j’ai quand même bénéficié d’excellentes conditions de travail, et au moindre problème j’étais sûr d’avoir immédiatement plusieurs personnes prêtes à se mettre en quatre pour le solutionner.

 Par ailleurs, j’ai adoré la vie au Japon. C’est vraiment un pays magnifique, plein de surprises (à tout point de vue) qu’on ne se lasse pas de découvrir. Sur un plan humain c’est vraiment quelque chose que je recommande.

 En outre, d’un point de vue scientifique, avoir fait un post-doc là-bas m’a ouvert pas mal de portes (j’ai été recruté à la fin de mon post-doc), et m’a grandement facilité des collaborations a posteriori, que ce soit avec mon ancienne équipe d’accueil ou avec d’autres laboratoires au Japon.

 Pour conclure, si vous avez l’opportunité de conduire des recherches là-bas, n’hésitez pas !

 Gaël Kergoat (CR1, INRA)

Centre de Biologie pour la gestion des Populations (CBGP)*
Campus International de Baillarguet -
34988 Montferrier-sur-Lez -

 

Témoignage d'Etienne Pointecouteau (CNRS-Toulouse)

Partir après la thèse, et tant qu'à faire au bout du monde, j'ai choisi le Japon.
Parti pour collaborer, je me retrouve isolé avec un chercheur hôte accueillant mais beaucoup trop occupé et ses étudiants effrayés à l'idée d'interagir avec un étranger. Pas d'autre choix que de se prendre en main, de chercher l'information et les collaborations ailleurs. Cela participera certainement au développement de mon autonomie, et me permettra aussi de décrocher mon postdoc suivant. Plus tard dans le cadre d'une collaboration nippone, je deviens stoïque devant les réunions en japonais (sans debriefing a posteriori par mon chercheur hôte) ; quand j'apprends qu'un étudiant est chargé de doubler mon travail ; ou encore devant des choix aberrants de protocoles opérationnels dans le déni le plus total des études que j'ai produites. Je mets mon égo dans ma poche, je  me focalise sur mes projets et j'apprends à dire 'non' à la japonaise. Dans les années qui suivront mes deux ans de postdoc à l'Astronomical Institut de la Tohoku University à Sendai (2000-2002), au fil de mes candidatures, on m'interrogera sur la baisse de ma production scientifique durant cette période. Heureusement, il y avait les secrétaires, toujours disponibles et aidantes, qui m'ont démontré que deux mots d'anglais et trois de japonais permettent des miracles de communication. Et aussi mes jeunes collègues de bureau, étudiants japonais atypiques et décomplexés devant le 'gaijin' que j'étais. Et puis il y avait le Japon et la vie là bas, et je pense que c'est essentiellement pour cela que je suis parti. Cela fait maintenant plus de dix ans, et je n'ai pas encore eu l'occasion d'y retourner...

Etienne Pointecouteau (CR1, CNRS)
Institut de Recherche en Astrophysique et en Planétologie (IRAP)

 

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